Impatient.e ?
C’est la veille de Noël… Plus que quelques heures pour savoir si le père Noël vous a gâté ! Mais c’est maintenant que le plus dur arrive : patienter ! Mais pourquoi cette attente est-elle si insupportable ? Après tout, il suffit de passer une bonne nuit et de découvrir les surprises demain matin…
Mais le cerveau n’aime pas attendre. Et ce n’est pas (que) une question de caprice.
Première responsable : la sérotonine, ce neurotransmetteur qui régule entre autres notre capacité à rester calme dans l’attente d’une récompense.
Si on stress, son niveau chute et l’agacement monte. Résultat : l’attente devient un supplice, surtout quand elle est perçue comme injuste ou incontrôlable.
Le cerveau est programmé pour anticiper et se projeter dans l’avenir. Quand un événement est retardé (surtout sans explication), il vit cela comme une erreur du système. S’ajoute à cela une sensation qu’on connait tous : la distorsion temporelle ! Le temps semble s’allonger quand on ne fait rien…
Et le pire ? Quand on sent que la fin est proche. C’est l’effet « presque fini » : plus on pense que l’attente touche à sa fin, plus chaque minute devient interminable.
Nous sous-estimons notre tolérance à l’attente de 60 %.
Bonne nouvelle : on peut muscler sa patience. Voici quelques astuces…
🧠 Préparez-vous mentalement à une attente possible : elle semblera plus courte.
🧘 Donnez-lui un sens : ce temps peut servir à observer, penser, souffler…
🎶 Distrayez-vous : podcast, jeu, livre… votre cerveau se déconnecte de l’horloge.
💡 Reformulez : au lieu de « je perds du temps », essayez « j’ai du temps ».
Envi d'un défi ?... En revanche nous surestimons le temps qui passe ! La prochaine fois que vous êtes dans une file d’attente, lancez un chronomètre (application, monte,…).
Ne touchez plus à votre téléphone et ne regardez pas l’heure. Chronométrez combien de temps vous avez réellement attendu.
Résultat probable : vous pensiez avoir survécu à 10 minutes ? Il s’est écoulé moins de 5 minutes !